| Lettre de Georges Courtois, envoyée à sa femme Chantal |
|
Saint Martin, le 14/11/08 Coucou, Pupuce, Un petit mot, donc, pour te dire que j'ai été très content de lire tout ce que tu m'as envoyé des critiques du film. J'ai noté que tous les avis se rejoignaient au-delà des "positions sociales" des différents journaux, mais le plus important, me semble-il, c'est cette mention récurrente de la présence de la prison en arrière-plan, sans quelle n'apparaisse jamais. Il semble donc que ta copine Stéphane soit en réalité, une véritable poétesse puisque le propre de la poésie c'est justement de la suggérer plutôt que de nommer ou décrire. En tout cas, ma pupuce jolie, tu la remercieras bien pour moi et pour tous ceux qui sont déjà venus me dire que leurs compagnes avaient été très touchées par ce qu'elle avaient vu. Tu as pu remarquer que je te demandais une date de passage ici ou là, et me voilà donc transformé en attaché… de presse! Bravo en tout cas pour tout ce que vous avez fait. Toi, ma puce, je t'ai retrouvée égale à toi-même dans ton engagement en tout cela et je sais que je regretterai encore plus de ne t'avoir pas regardée avec le regard que j'aurais dû poser sur toi, quand je verrai le film … Si j'ai bien compris, tu cavales tout ce mois-ci derrière lui à travers la Bretagne ? J'ai bien entendu que tu ferais ton truc avec "France Dimanche" mardi. J'espère que ça se passera bien. Quant à moi, je me suis retrouvé dans "Détective" cette semaine ! Prenons garde donc, de ne pas devenir des guignols ! Non, mais, pour ce qui concerne le film, je pense que tout ce qui pourra en être dit (même pas forcément en bien) ne pourra que lui être utile. Merci encore, ma puce, pour toute l'aide et le soutien que vous avez apportés à ceux et celles auxquels il s'est intéressé. (...) Donc, Pupuce, il ne me reste qu'à te souhaiter une bonne continuation dans tout ce que tu as entrepris, et que le film ait une vie après le bouillonnement; je pense que c'est vraiment ce qui importe le plus. Félicite encore tout le monde de ma part. Je te fais tous mes bisous, ma puce, et te tiendrai au courant des dernières nouvelles à travers mon coup de fil, sans doute mercredi. |
